Les dispositifs d'assainissement non collectif

Principe de fonctionnement

Système de rejet sur fosse septique (source : Franceys, Pickford J. & Reed R., 1995,
Guide de l’assainissement individuel, Organisation mondiale de la santé)

 

Schéma de principe d’une fosse septique (Source : Ministère de l’Environnement, Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse, 1994, Assainissement des eaux usées
pour les sites isolés en montagne
)

    Les matières solides s’accumulent, en général, dans un premier compartiment et subissent une fermentation anaérobie basique que l’on appelle " digestion ". Cette digestion entraîne la production de gaz carbonique, d’hydrogène sulfureux et de méthane. A la surface, les bulles entraînent des particules de boues qui finissent par former une croûte appelée " chapeau ". Au fond, les matières solides se déposent. Un conduit de ventilation doit donc assurer l’évacuation des gaz tandis que des vidanges périodiques doivent permettre l’évacuation des matières solides.

    Après ce premier compartiment, un deuxième reçoit les effluents décantés sous la forme d’un liquide clair. Cependant, les eaux sortant de la fosse septique ne doivent surtout pas être considérées comme épurées. Ce type d’ouvrage n’assure qu’un prétraitement n’éliminant que très peu, voire pas du tout, la pollution. En particulier, les germes bactériens ne sont absolument pas arrêtés.

Une grande partie des problèmes posés par les fosses septiques sont dus à ce qu'on néglige trop souvent le traitement de ces effluents. Le liquide sortant de la fosse doit être admis dans un ouvrage annexe (filtres bactériens, puits perdus, tranchées d’infiltration, lits filtrants, plateaux absorbants…) pour un traitement plus poussé et respectueux de l’hygiène publique.

Règles de base

Une installation d’assainissement autonome n’est pas simplement une fosse septique avec un rejet au milieu naturel, mais un ensemble complet de structures techniques correctement conçues et ordonnées. Il existe différents modes de prétraitements et de traitements, adaptés selon la nature des sols (perméables, semi-perméables, imperméables), les pentes de terrains, l’espace disponible, les rejets possibles (puits, ruisseaux,…).

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